La police torontoise encore prise en défaut

Par Hallkalah le 07/22/10 - Paru dans Politique-international | 0 commentaires

Voilà environ un mois d’écoulé depuis les événements déplorables qui ont sévi au Sommet du G20, à Toronto, que les critiques sur le comportement policier, d’accointance avec le gouvernement, ne cessent d’enfler. D’autant plus blâmé par la population québécoise qu’ontarienne, l’État policier torontois, qui a connu sa plus grand prise «historique» -pas loin de 1000 arrestations- n’en semble pas plus concerné qu’affecté, et ce, même après avoir violé certaines lois en matière des droits de l’homme.

Si l’autorité instituée espérait faire comprendre aux manifestants qu’ils étaient les seuls à commander le paquebot, lesdits « récalcitrants », ainsi qu’une grande partie de la population, n’ont vu, encore une fois, que leur confiance en l’État se dégrader d’un cran de plus. Qui sait, peut-être est-ce exactement ce que le gouvernement attend du peuple en adoptant des mesures de plus en plus draconiennes : la désillusion, le désabusement, la perte de contrôle, le désintérêt total. N'est-ce pas l'apathie d'un peuple qui permet à l'État de mener plus facilement à bien son agenda?

Alors que la population croyait avoir tout entendu en matière d’abus de pouvoir, l’on apprenait aujourd’hui même, lors de témoignages relatés par lettres et vidéos à un point de presse organisé par le Toronto Community Mobilization Network, que deux femmes (Amy Miller et Lacy MacAuley) ayant été détenues durant le mémorable Sommet, dénonçaient le comportement inadéquat que les policiers leur auraient infligé.

Sans parler des violents propos et menaces à connotations sexuelles, l’une d’entre elle affirme aussi avoir été charriée dans une fourgonnette, là où un agent de la paix se serait allègrement assis sur elle, après l’avoir tabassée. D'autres femmes prétendent avoir été illégalement soumises à la fouille à nu, par des policiers du sexe masculin.

Depuis quelques semaines, nombreux organismes et citoyens défendant les droits humains se sont exprimés à cor et à cri, sans toutefois, pour le moment du moins, avoir été réellement pris au sérieux. Pas plus d’enquêtes publiques que de remises en questions sur le travail des policiers et les conditions de détention.

Le réseau de mobilisation communautaire de Toronto dit qu'il n'est pas au courant de quelconques doléances déposées relativement à ces accusations non validées. Les présumées victimes, que ce soit par peur ou affaissement, n’auraient pas encore osé déposer de plaintes officielles au bureau provincial d'examen de la police, car n’ayant plus vraiment confiance au système judiciaire sensé les protéger, elles sont rongées par l’indécision.

En revanche, une porte-parole du Service de police de Toronto, Meaghan Gray, invite les deux femmes à les déposer, en arguant cependant que les services de l’ordre n’émettraient aucun commentaire à ce sujet délicat.

Et de répondre la gent conservatrice que rebelles et anarchistes ont eu ce qu’ils méritaient.

 


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