Arrêt de la L1: “Nous n’en resterons pas là”, prévient Aulas

Lors d’une conférence téléphonique avec l’AFP et le journal régional Le Progrès, le président lyonnais a dénoncé une “perte de chance” et dit envisager de “multiples” procédures pour éviter à son équipe une première saison sans compétition continentale depuis 1997.

Q: La Ligue de football professionnel (LFP) a figé le classement final avec une 7e place pour Lyon, non qualifié pour l’Europe via le championnat. Allez-vous déposer des recours et auprès de qui ?

R: “Il est toujours difficile de donner des détails au sujet de procédures qui seront multiples. Ce serait donner un certain nombre d’éléments à ceux qui sont attaqués pour mieux se défendre. Nous contestons trois points. L’arrêt du championnat décidé par la LFP sur un certain nombre d’informations qui ne sont pas des décrets d’Etat, avec notamment les dernières déclarations de la ministre sur le fait de pouvoir jouer à huis clos et devant moins de 5.000 personnes (dès août prochain, NDLR). Nous trouvons que la Ligue s’est précipitée pour l’arrêt des championnats. Nous avions imaginé un certain nombre de scenarii autres, avec des play-offs qui auraient pu intéresser un certain nombre de diffuseurs. Nos concurrents européens vont reprendre, à l’image de l’Allemagne et d’autres probablement. Il y a aussi le choix de la Ligue de retenir ce critère de classement choisi par la FFF qui n’attribuait pas de titre de champion (dans le cas des championnats amateurs, NDLR). On voit que ce classement n’est pas logique. Je ne veux pas attaquer un club plus qu’un autre mais Nice (5e) a plus joué que nous à domicile et n’a affronté qu’une fois le PSG et Lyon deux. Ce n’est pas une décision sans conséquence, comme pour les amateurs. Il y a des enjeux considérables. Dans les dix dernières années, l’OL a comblé au moins trois fois son retard sur le deuxième alors qu’il avait plus de dix points de retard. C’est une perte de chance très importante, valorisée (financièrement). On va la réclamer sous forme de dommages et intérêts, qui se chiffrent en plusieurs dizaines de millions d’euros.”