“C’est pire qu’avant”: dans les rues désertées, les femmes en proie aux agresseurs

En pleine journée, Fatima Benomar s’est fait suivre “par une bande de jeunes”, rue de Rivoli, à Paris. “Ils se sont collés à moi car je ne répondais pas à leurs avances, m’ont insultée, menacée et m’ont suivie en criant +de toute façon, ça se voit que t’es une salope+”, raconte-t-elle à l’AFP.

Cette militante féministe de 36 ans confie “avoir vraiment eu peur” : “Je ne pouvais me réfugier nulle part, tous les magasins étaient fermés et je pouvais demander de l’aide à personne”. Depuis, pour se rendre au travail, elle emprunte les petits rues adjacentes.

Après avoir accumulé les expériences désagréables, elle s’est mise au vélo. “C’est mieux, même si tous les hommes me regardent comme s’il n’avaient jamais vu une femme”, s’étonne-t-elle.