Coronavirus: l’Italie en semi-liberté surveillée

Stefano Milano, un Romain de 40 ans, raconte “la joie” de regagner un peu de liberté, de recevoir un cousin qui viendra voir son fils “souffler ses bougies”, de revoir ses parents; mais il dit aussi sa “peur”, “parce qu’ils sont âgés”, “parce que (son) beau-père a un cancer”.

Cette ambivalence résume l’état d’esprit d’un pays qui hésite entre soulagement et inquiétude, étouffé par près de deux mois d’enfermement, ébranlé par une économie à genoux et traumatisé par le décès d’environ 30.000 personnes, un bilan officiel sans doute en deçà de la réalité.

Quelque 4,4 millions de salariés, qui ne sont pas en mesure de télétravailler, retrouvent le chemin du chantier, de l’entrepôt, de l’usine ou du bureau en gardant leurs distances, y compris dans des transports en commun qui fonctionnent à capacité réduite et où il faut porter un masque de protection.

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