Des enseignantes veulent prouver que Québec a failli à les protéger

MONTRÉAL – Deux enseignantes québécoises s’adressent à la Cour supérieure pour tenter de faire reconnaître que leurs droits fondamentaux ont été brimés dans le cadre de leur emploi et parce qu’elles sont des femmes.

Les avocats de Geneviève Groleau et d’Héloïse Landry ont déposé une demande d’autorisation pour exercer une action collective contre les ministères de l’Éducation et du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, vendredi dernier. Ces deux enseignantes allèguent avoir vécu plusieurs années de négligence et de violence au sein du réseau de l’éducation. 

Le document remis à la cour avance que les deux ministères ont «failli à [leur] devoir de fournir un milieu de travail sécuritaire et exempt de harcèlement pour les demanderesses». Les deux enseignantes, qui sont représentées par Lévesque Jurisconsult, invoquent que plusieurs articles de la Charte canadienne des droits et libertés et de la Charte des droits et libertés de la personne du Québec ont été violés.