En Grèce, les tavernes de Rafina redoutent des “dommages irréparables”

“L’été dernier, j’avais dix tables à l’extérieur et dix à l’intérieur. Là, je n’en aurai que trois dehors et je suis supposé travailler avec ça”, déplore Costas Gogos, propriétaire d’une taverne à deux pas de la mer.

Sur le port clairsemé de Rafina, où un ferry à quai attend désespérément un départ prochain pour des îles des Cyclades, la seule agitation provient des travaux en cours sur les toits ou sur les enseignes des tavernes.

Mais “beaucoup n’ouvriront pas, ils n’y arriveront pas avec si peu de tables”, explique un restaurateur, adossé à un amas de chaises retournées sur les tables.

“On doit suivre les règles en matière d’hygiène. Chaque table doit être séparée de deux mètres, pas plus de quatre personnes ne peuvent s’y asseoir. Et on doit porter des gants et un masque”, explique Stergios Vassiliou, qui tient une taverne de souvlaki sur la place centrale de Rafina.