Il y a 40 ans, le maréchal Tito décédait après une longue agonie

La mort du dirigeant communiste, qui avait refusé la tutelle de l’Union soviétique et était parvenu à garder fédérée une mosaïque de peuples et religions, suscite à la fois émotion et inquiétudes.

La nouvelle tombe en début de soirée. “Le camarade Tito est mort”, annonce un communiqué du Comité central de la Ligue des communistes de Yougoslavie et de la présidence de l’Etat, adressé “à la classe ouvrière, aux travailleurs et aux citoyens, aux peuples et nationalités de la république socialiste fédérative de Yougoslavie”.

Hospitalisé en janvier pour des troubles circulatoires dus au diabète, il avait été amputé de la jambe gauche, avant de souffrir de multiples complications.