Italie: l’interdiction des messes, casus belli pour l’Eglise

Dimanche soir, le chef du gouvernement Giuseppe Conte a dévoilé sa “phase 2”, un déconfinement progressif à compter du lundi 4 mai. Les messes resteront interdites, mais les funérailles pourront être élargies à un maximum de quinze personnes.

Si le gouvernement a prévu l’ouverture en mai des usines, des magasins ou des musées, son comité scientifique a pointé les risques “incontournables” liés aux contacts rapprochés des messes, notamment lors de la distribution de l’hostie.

Une déception pour de nombreux catholiques qui avaient déjà dû vivre chez eux, par écrans interposés, les célébrations de Pâques, temps fort de l’année.

“Les évêques italiens ne peuvent accepter de voir l’exercice de la liberté de culte compromis”, a réagi la puissante Conférence épiscopale italienne (CEI), piquée au vif. Elle négociait depuis des semaines une sécurisation des messes avec la ministre de l’Intérieur Luciana Lamorgese.