Italie: Marino, anesthésiste en unité Covid, “entre peur et bonheur d’être utile”

“Nous faisons des gardes de six heures ou de douze heures la nuit mais là nous sommes deux”, explique à l’AFP ce médecin de 54 ans, marié et père de deux adolescents, en arrivant comme tous les jours au bâtiment B de l’hôpital San Filippo Neri, dans le nord de la capitale.

Depuis le début de la pandémie, lui et ses collègues, médecins, infirmiers, aide-soignants sont astreints à des mesures d’hygiène draconiennes qui passent par les masques, les gants, les lunettes et les blouses stériles qui à force d’être portées deviennent insupportables.

“Ces outils vous oppressent, les masques vous empêchent de respirer correctement, les lunettes se couvrent de buée, il est difficile de lire, d’écrire. Au maximum, j’ai pu tenir cinq heures et je suis sorti épuisé”, dit-il.