«Je suis devenu papa… et je ne m’attendais pas à ça!»

Deux petits traits roses sur un morceau de plastique. Et soudain, la vie qui prend un virage à 180 degrés. Les rendez-vous chez la gynécologue, l’annonce à la famille, les séances de «brainstorming» pour trouver un prénom. Et cette question, surtout. Cette question immense, qui attrape l’estomac: «Serai-je à la hauteur? Serai-je un bon papa?»

On peut s’y préparer. Lire des ouvrages spécialisés, écouter des podcasts, regarder des émissions de télé. On peut suivre les cours à la maternité, tous les cours, assidument, tel un bon élève qui révise pour les examens finaux. On peut se projeter, avec toute la force de l’imagination. Regarder le berceau vide, et poser son bébé à l’intérieur, par la pensée. Imaginer ses petits doigts, ses gazouillis, son bonnet pour lui tenir chaud. On peut avaler des ouvrages d’éducation positive, appeler un à un ses potes papas, discuter des heures avec son propre père. On peut regarder son reflet dans la glace, genre Rocky qui se met des baffes pour s’encourager: «Tu vas le faire, mon grand! Tu vas être un super papa! Même pas crevé en plus!»