La liberté d’expression et son amie incongrue, la blanchité

La semaine passée, plusieurs collègues à l’Université d’Ottawa ont signé une lettre exprimant leur désaccord face au traitement réservé à une professeure blanche qui a utilisé un mot anti-noir dans son cours. On implore qu’il faille «protéger la transmission des connaissances, le développement de l’esprit critique et la liberté universitaire».

Le cours en question, Art and Gender, porte sur les identités sexuelles. En tant que professeure blanche à l’Institut d’études féministes et de genre, je donne des cours sur les identités sexuelles depuis 10 ans. Dans mes recherches, je m’intéresse à la littérature québécoise, notamment en lien avec le racisme, la blanchité et la théorie queer. À mon avis, cet incident représente une occasion de prendre le recul nécessaire pour examiner certains fondements de la liberté d’expression et de son amie incongrue, la blanchité.