La pandémie pourrait avoir un impact sur la place des femmes dans nos universités

La pandémie met en exergue cette situation. Au cours des derniers mois, plusieurs articles ont été publiés sur l’impact différencié de la pandémie sur les femmes, notamment parce que celles-ci sont surreprésentées dans des postes moins bien rémunérés ou à temps partiel, rendant ainsi leur statut d’emploi plus précaire que celui des hommes. De plus, elles demeurent davantage sollicitées par les aléas de la conciliation travail-famille avec la multiplication des tâches reliées à la famille et à l’éducation des enfants.

Or, avec la pandémie et le confinement à la maison qui s’en est suivi, il devient de plus en plus difficile pour les professeures universitaires de concilier leurs vies familiale et professionnelle. Comme le poids des tâches familiales est généralement davantage porté par les femmes que par les hommes, les professeures peinent à dégager la marge de manœuvre nécessaire à la production d’articles scientifiques, qui reposent sur des revues de littérature imposantes, des analyses de nombreuses données, une mise à jour continue de leurs connaissances, d’intenses périodes de réflexion et un réseau de contacts avec des chefs de file dans leur discipline.