La planète confinée fête un 1er-Mai inédit

La fête du Travail, jour férié de très nombreux pays dans le monde (avec des exceptions comme les Etats-Unis, le Canada ou l’Australie), ne donnera lieu cette année à aucun rassemblement traditionnel. C’est sans précédent dans l’histoire des syndicats.

Ces derniers ont néanmoins appelé à d’autres formes de mobilisation, virtuelles sur les réseaux sociaux, ou “perchées” sur les balcons et façades d’immeubles à l’aide de pancartes ou de banderoles.

Ils tenteront ainsi de rappeler l’importance des “invisibles de nos sociétés”, soignants ou caissières, qui “continuent à travailler le plus souvent au risque de leur vie”, selon plusieurs syndicats français.

Quand ils le peuvent encore. Aux Etats-Unis, où cette journée n’est pas fériée, ce sont au total plus de 30 millions d’Américains qui ont fait une demande d’allocation chômage depuis la mi-mars, un record historique. Plusieurs entreprises ont commencé à publier des résultats, dont Amazon, le géant de la vente en ligne, qui a prédit un profit nul pour le prochain trimestre. Boeing, frappé de plein fouet par l’arrêt des voyages internationaux, a signalé le lancement d’un prêt obligataire de 25 milliards de dollars.