Les hommes sont aussi des victimes d’agressions sexuelles

Deux hommes ont confié leur histoire au HuffPost Québec dans l’espoir de déstigmatiser cette réalité et d’encourager d’autres victimes à parler. 

Mario Blais avait huit ans lorsqu’un membre de sa famille qui le gardait l’a agressé sexuellement. «Il n’y a pas eu de violence, ça m’a été présenté comme un jeu», raconte celui qui est d’avis que ce contexte a amplifié la honte et la culpabilité ressenties ensuite pendant de nombreuses années.

C’est à l’adolescence, en lisant dans un magazine le témoignage de deux femmes qui racontaient avoir été violées, qu’il a commencé à comprendre ce qui s’était passé pour lui quelques années auparavant.

«Je me sentais comme elles. Ça m’a permis de faire le lien. J’ai compris, je me suis dit, “c’est ça que j’ai vécu, c’est ce qui fait que je me sens sale, que je me sens laid moi aussi”», se souvient-il. Mario Blais pense avoir fait une dépression vers l’âge de 11 ans en lien avec les événements. Il a plus tard pensé au suicide, voulant cesser de souffrir et ne sachant pas comment faire autrement.