Loi 101 en 2021: après la crise sanitaire, place à l’enjeu identitaire

QUÉBEC — Si 2020 a été marquée par la crise sanitaire au Québec, l’année politique 2021 promet de raviver le débat identitaire. 

Après deux ans de promesses et de tergiversations, sans compter un changement de ministre, le gouvernement Legault semble fin prêt, en cette troisième année de mandat, à relancer le débat linguistique.

Si on en juge par les engagements pris par le ministre responsable du dossier, Simon Jolin-Barrette, il faut s’attendre à une réforme en profondeur de la loi 101, cette mythique et controversée Charte de la langue française adoptée par le gouvernement de René Lévesque en 1977.

Après la loi 21 sur la laïcité de l’État, le gouvernement Legault voudra renforcer sa posture nationaliste avec un bouquet de mesures législatives «costaudes» destinées à privilégier, en exclusivité ou non, la langue française dans l’administration publique, les commerces, le réseau de l’éducation et les milieux de travail. On voudra surtout s’attaquer à un enjeu délicat: l’anglicisation de Montréal.