Me qualifier d’«exotique», ce n’est pas un compliment

Je n’ai jamais été quelqu’un qui entre dans une case précise. D’une part, je suis une femme homosexuelle, et on me présume généralement comme hétérosexuelle. D’autre part, mes caractéristiques physiques se situent juste assez du côté des non-blancs pour déconcerter quiconque essaie de déterminer mon ethnicité.

Dans mon enfance dans le Massachusetts rural des années 1980, les enfants caucasiens me disaient constamment que je ne leur ressemblais pas et me demandaient quelle était ma race. Leurs questions m’ont fait réaliser que j’étais différente d’eux, mais que je ne savais pas exactement à qui je ressemblais.

En tant qu’adulte, un bon pourcentage des personnes que je rencontre continuent à me poser des questions sur mes origines. Je suis issue d’une famille qui s’identifie principalement comme étant blanche, mais mon héritage MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) domine mes traits; beaucoup de gens me voient alors comme une personne de couleur. Des gens convaincus que j’étais membre de leur propre communauté m’ont parlé dans plus de langues que je ne peux en compter.