Mon frère s’est donné la mort il y a trois ans. En guérit-on vraiment un jour?

C’était le 23 octobre 2017. Il y a trois ans. J’étais à mon bureau du HuffPost Québec, au centre-ville de Montréal. Une journée d’automne, grise et pluvieuse, mais qui ne laissait nullement présager cette onde sismique, ce cataclysme, ce tsunami émotionnel qui allait s’abattre et ne cesserait ensuite de m’envahir sans prévenir, encore aujourd’hui. Le deuil d’un suicide est un processus bien différent dit-on du reste des deuils. Je ne sais pas. Certainement.

Ce que je sais, c’est que la part d’inexpliqué, la culpabilité, les doutes et les questionnements qui s’en suivent assaillent tous ceux qui ont été confrontés à cette douleur qui frappe fort, en plein coeur.