Pandémie: des infirmières exténuées se sont senties «oubliées» par le gouvernement

MONTRÉAL — Si les Québécois encaissent le coup de l’annulation des rassemblements en famille à Noël, bien des travailleurs essentiels, comme les infirmières, avaient déjà fait une croix là-dessus. Et puis, pour certaines d’entre elles, ce n’était pas leur préoccupation principale: le pire est d’être ballottées d’un milieu de soin à un autre, les conditions de travail difficiles qui perdurent et ce sentiment d’être «oubliées» par le gouvernement.

Des infirmières ont accepté de se confier à La Presse Canadienne en cette fin d’année, marquée par la pandémie.

La situation évolue rapidement. Jeudi, le premier ministre François Legault a retiré une permission accordée un peu plus tôt: désormais, en zone rouge, seules les personnes habitant à la même adresse pourront célébrer Noël ensemble. Exit les deux soupers autorisés entre le 24 et le 27 décembre. De petits rassemblements sont toujours possibles dans les quelques secteurs encore en zone jaune ou orange.