Paradoxalement, certaines espèces menacées dépendent du tourisme pour survivre

Kaktovik, qui compte 293 âmes, est un village isolé de la côte de l’île Barter. Aucune route ne le relie au reste du monde. La ville la plus proche, Prudhoe Bay, est à plus de 160 km à l’Ouest. Mais les habitants n’ont pris aucun risque face à la pandémie. Quand les choses ont commencé à se gâter ailleurs, le conseil municipal a interdit l’entrée du village aux personnes extérieures non essentielles. Résultat, Kaktovik a passé l’été sans un seul cas de COVID-19. Mais aussi sans un seul touriste. 

«Ici, l’activité économique est restreinte, et les excursions guidées pour voir les ours polaires y contribuaient», précise notre guide. Faute de visiteurs, les habitants du coin ont perdu des mois de revenus. Des guides qui avaient investi dans de nouveaux bateaux ont dû trouver d’autres moyens de rembourser leur prêt, et Robert Thompson, qui n’a plus beaucoup de temps devant lui pour montrer au monde l’effet du changement climatique sur le paysage environnant, devra attendre l’an prochain.