Pluie d’éloges pour le français aux Communes, mais pas d’actions concrètes

OTTAWA — Un «débat exploratoire», à la Chambre des communes, sur la situation du français à Montréal s’est transformé en un exercice partisan où tous les partis fédéraux tentaient de prouver qu’ils affectionnent tous la langue de Molière plus que les autres. 

Alors que le chef conservateur Erin O’Toole réitérait sa promesse d’assujettir les entreprises de compétence fédérale à la Charte de la langue française, communément appelée «loi 101», néodémocrates et bloquistes se disputaient la genèse de cette idée.

«L’application de la Charte de la langue française aux entreprises sous juridiction fédérale étant une idée du NPD, mais c’est le numéro B487 des niaiseries qu’il nous a sortis!» a balancé le chef bloquiste Yves-François Blanchet à l’endroit du néo-démocrate Alexandre Boulerice.