Pour les routiers coincés à Douvres, la fin du cauchemar de Noël

“Cela se voit rien qu’à leurs visages, ils sont à bout”, observe Umit Saban, 45 ans, arrivé au petit matin de Londres le coffre rempli de 300 repas de Noël, préparés dans son restaurant, qu’il tenait à venir distribuer aux chauffeurs.

Dans le sac un soda, du poulet et du riz encore chaud dans une barquette et de généreuses poignées de petits loukoums multicolores.

“C’est Noël ! On ne pouvait pas les laisser comme ça”, explique à l’AFP le restaurateur qui court de son coffre à la route, ses sacs à la main.

Un chauffeur au camion immatriculé en Pologne ralentit, ouvre sa fenêtre, fait le V de la victoire, attrape son “Xmas Package” et hurle, lâchant de la buée dans l’air glacé du port “et joyeux Noël” avant de filer vers le terminal.