Pourquoi je résiste à l’envie de rendre Noël encore plus magique pour compenser 2020

Cette année, plus que jamais depuis la naissance de mon premier fils, en 2014, j’ai eu besoin de conseils éducatifs. Et par «conseils», je veux dire être rassurée sur le fait que je ne fais pas tout de travers. Je passe ma vie sur Internet, cliquant aussi bien sur les gros titres au sujet de la pandémie que les guides d’achats de masques à l’effigie de superhéros, dans l’espoir de me tranquilliser un peu sur la manière, pleine de bonnes intentions, mais inadaptée, dont je fais vivre cette année bizarre à mes fils de cinq et trois ans.

Dans ma famille, on fête Noël. Quand j’étais enfant, au moment où on arrivait au mois de décembre sur le calendrier, un pouvoir magique se libérait, qui opérait jusqu’au Nouvel An. Cette force était si puissante qu’elle faisait pousser des guirlandes sur notre escalier, remettait nos devoirs à plus tard et transformait une mère au foyer insatisfaite et un travailleur exténué en parents de rêve, dotés de toutes nouvelles aptitudes (confectionner des tartes, couper des arbres), le tout en chanson.