Pourquoi les victimes de violence conjugale ont peur de porter plainte

Gravement blessée, Marie-France (un pseudonyme) s’était réfugiée chez son père pour prendre le temps de panser ses blessures et chercher des solutions pour sortir ses enfants et elle-même des griffes de son agresseur.

Son père a appelé la police, croyant l’aider. Mais Marie-France craignait qu’une intervention des policiers ne lui fasse perdre le contrôle sur une situation déjà chaotique.

Après ce qu’elle décrit comme des heures de «harcèlement et de menaces» de la part des enquêteurs, elle accepte d’autoriser la prise de photos de ses blessures et de faire une déclaration de trois heures sous serment et captée sur vidéo.

Par la suite, elle apprend par la police que sa contribution n’est plus nécessaire dans la poursuite de l’enquête. On lui explique que, par souci de son bien-être et pour éviter de lui faire revivre le drame une deuxième fois, on allait utiliser les preuves amassées pour «parler» en son nom.