Se faire vacciner à l’étranger: mauvais pour les affaires?

TORONTO – Les dirigeants qui vont se faire vacciner à l’étranger font preuve à la fois d’un mépris éthique pour les moins fortunés et d’un manque surprenant de sens des affaires, affirment des experts.

Le président et chef de la direction de l’Office d’investissement du régime de pensions du Canada, Mark Machin, a démissionné vendredi après avoir admis s’être rendu à Dubaï pour recevoir un vaccin contre la COVID-19.

«Les dommages à la réputation, comme la cicatrice durable de s’être fait prendre, dénoncé, vilipendé sur la place publique pour avoir du tourisme vaccinal, persisteront», prédit Wojtek Dabrowski, un directeur associé de Provident Communications.

Selon lui, M. Machin, autrefois un gestionnaire de fonds très respecté, ne trouvera pas de si tôt un nouvel emploi, car la plupart des entreprises répugneront à ce que leur nom soit associé au sien.